Des démarches caractéristiques
de l’école élémentaire

Evidemment par l’ampleur du projet, un tel dispositif ne pourrait facilement se mettre en place dans un collège : un emploi du temps fragmenté dans sa grille horaire, compartimenté en disciplines, voire atomisé en moments bien spécifiques, comme cela existe encore dans certaines classes de cycle 3, ne peut permettre de réaliser un tel chantier.

Possible au collège, il impliquerait un travail interdisciplinaire, la participation de différents professeurs : naturellement à l’école élémentaire, la polyvalence du maître devient ici un atout pour gérer l’ensemble.

Ce qui est frappant est l’aspect fédérateur du projet et transdisciplinaire : à partir d’une sortie sur le terrain, on va construire des connaissances de différents ordres et améliorer des compétences multiples, voire des savoir être. Bien sûr, il s’agit de faire du français puisqu’on produit différents types de textes, d’écrits, mais l’on pratique en même temps les sciences : géographie physique et humaine, économie, biologie, technologie… Comme dans la vie sociale, le travail, voire les recherches universitaires, les limites disciplinaires tombent.

Le français devient même l’outil logiciel permettant d’avancer : à partir d’une prise de notes, des échanges oraux, on va passer par l’écrit pour traiter les informations, fixer des connaissances. Des ponts seront établis entre les disciplines, les méthodes prennent alors un aspect transversal. La lecture et l’écriture de documents variés sont nécessaires, y compris des cartes.

Les écrits obtenus seront bien sûr socialisés à travers un journal de classe, un magazine, ce qui est déjà les finaliser, leur donner un sens communicationnel, mais ils ont encore une autre fonction pour les enfants : celle d’aide-mémoire dans les contenus disciplinaires travaillés… Tout cela donne du sens et de la cohérence aux apprentissages !

 

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